Népal 2026 – Épisode 2 · Les travaux

À pied d’œuvre dès l’arrivée

Après plusieurs jours de voyage et d’étapes en montagne, le groupe a rejoint l’école de Dhorot avant d’atteindre la destination finale : Kashigaon. L’accueil du village a été mémorable. Quelques heures plus tard, les élèves enfilaient leurs tenues de travail.

 

La réception officielle à l’école a été brève — les professeurs Rachel Tancelin, Yoann Froger, Yamen Adissa et Stéphane Giannina ont inspecté le bâtiment avec méthode : pose du tableau général, raccordement au réseau. Pas de temps à perdre.

Une nuit sur le chantier — et un premier test réussi

Ce que peu de chantiers de lycée peuvent se vanter de produire : des élèves qui reprennent le travail à 20h33, de leur plein gré, pour finir à temps.

« En plein travail dans la nuit népalaise… Objectif test complet ce soir. »

C’est le message envoyé depuis le terrain par l’équipe enseignante. Des volontaires motivés ont tenu bon. Et le premier test d’éclairage a été concluant.

« Reprise de chantier 20h33 avec des volontaires motivés et premier test OK… Bravo aux jeunes ! » — Stéphane Giannina, professeur d’électrotechnique

Ce que le Népal leur a appris — en dehors des câbles

Au-delà du chantier, ces premiers jours ont laissé des traces. Les lycéens découvrent une réalité différente de la leur, et ils l’expriment avec une maturité qui surprend.

Wyatt Ternissien observe : « Il y a une différence de culture, ils sont moins avancés que nous. C’est une autre manière d’être, très différente de la nôtre. Chacun se salue, il semble qu’il y ait une forte entraide entre les gens. Nous, on pense avoir une belle vie par rapport à eux, mais en même temps on a plus de problèmes… »

Romane, elle, retient l’essentiel : « C’est une incroyable expérience. On vit des choses que l’on n’avait jamais imaginées. C’est quand même autre chose de vivre ces moments plutôt que de les apprendre en cours. »

Noah Vittoz nuance : « Moi je trouve que l’on n’est pas forcément privilégié car je vois qu’ils ne sont pas malheureux. Oui je trouve que les gens ont l’air heureux, la pauvreté facilite l’entraide. »

Léa Bresse ajoute : « Nous, on est là à se regarder et à se juger constamment. »

Et Lony Mazerbourg, qui a préparé son séjour en apprenant les rudiments du népalais, résume : « Je trouve qu’au Népal il y a un vrai respect. Les gens ne s’ignorent pas comme chez nous. J’ai un véritable coup de cœur pour la langue et pour les jeunes Népalais. J’ai déjà beaucoup d’amis, les cuisiniers, les porteurs et aussi le guide Itta. »

 

L’osmose, selon le proviseur

Ce que Toufik Benadda, proviseur du Lycée René Perrin, a observé dépasse le cadre du chantier :

« Quel bonheur cette osmose entre des personnes qui ne se connaissaient pas, du tout, il y a à peine une semaine. »

 

Une communauté scolaire qui se révèle, loin de Savoie, autour d’un projet qui les dépasse tous.

 

Et pour se ressourcer — pizza frites sous les étoiles népalaises

Parce que les grands projets ont aussi leurs moments de légèreté : le groupe a soufflé autour d’un menu qui a fait l’unanimité. Pizza frites au menu ce soir-là. Un éclat de rire partagé, à 3 000 mètres d’altitude.

 

Suite au prochain épisode 

Vous pouvez suivre l’évolution de cette aventure de façon régulière avec le groupe facebook du projet

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